Brennus : le Gaulois qui mit Rome à genoux

Brennus : le Gaulois qui mit Rome à genoux

La jeunesse du chef gaulois

On sait peu de chose de la jeunesse du chef gaulois. Celui-ci serait né au IVe siècle avant J-C à Agedincum (devenue de nos jours la ville de Sens, dans le département de l’Yonne) qui était alors sous contrôle des Sénons, une tribu gauloise.

On sait aussi que Brennus n’est pas son vrai nom. En effet, Brennus est la version latine du mot gaulois « Brennos » qui devait se traduire par « chef guerrier » et qui sera porté par de nombreux chefs gaulois.

L’invasion de l’Italie par les gaulois

En l’espace de 6 ans, Brennus arrive à fédérer sous sa bannière toutes les tribus des régions de la Romagne et des Marches. Les tribus gauloises étant régulièrement en guerre l’une contre l’autre, cette unité démontre que Brennus était un leader charismatique ayant un sens développé de la diplomatie.

L’invasion de l’Italie nous est relatée par l’historien romain Titus Livius ayant vécu au Ier siècle avant J-C (soit environs 300 ans après les faits) dans son recueil « Ab Urbe Condita Libri » (histoire de Rome depuis sa fondation) qui était composé de 142 livres et n’est donc que peu précise et sujette à interprétation.

Selon Titus Livius, une armée gauloise composée de plusieurs tribus unifiées et menée par Brennus se dirige vers l’Italie en 390 avant J-C.

En 387 avant J-C, les gaulois s’emparent de Clusium  qui demande l’aide de Rome qui n’est encore qu’une modeste cité État.

Gaulois et Romains se font face le 18 Juillet 387 avant J-C lors de la bataille de l’Allia (à 20 km environs au nord de Rome).

D’après Titus, l’armée romaine se compose de 6 légions (ce qui représente 30 000 hommes) dont la majeure partie est composée de fermiers militairement inexpérimentés. Le nombre de gaulois n’est pas annoncé mais il est précisé que ceux-ci sont supérieurs en effectifs.

Ce qui est sûr, c’est que cette bataille est la première confrontant les celtes et les romains. L’armement et les tactiques plus moderne des gaulois permet à ces derniers de prendre facilement l’avantage sur le terrain. En effet, les romains se battent encore sous forme de phalanges d’hoplites alors que les gaulois disposent déjà d’épées en fer, arme à la pointe de la technologie à cette époque.

La bataille est une catastrophe pour les soldats romains qui subissent d’énormes pertes dû aux combats mais aussi à une retraite totalement désorganisée alors que les celtes ne subissent que peu de perte.

A l’arrivée des Celtes à Rome, les soldats romains se barricadent sur la colline du Capitole.

Les Celtes mèneront alors un siège de 7 mois. Les 2 camps seront obligés de négocier à cause du manque de nourritures et des maladies.

Brennus acceptera de lever le siège de la ville contre une rançon de 1000 livres d’or. Lors de la pesée, les Celtes utilisent des poids truqués, ce que remarque les Romains. Face à leurs contestations, Brennus posera son épée sur la balance et prononcera la célèbre phrase « Vae Victis » : malheur aux vaincus.

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Vae Victis

La revanche de Rome

Brennus ne pourra toutefois pas savourer longtemps sa victoire car ce dernier subira à son tour une défaite peu de temps après.

2 versions de cette défaite s’opposent :

– La première veut que les romains reconstitues une armée et parviennent à battre les gaulois

– La seconde veut que les gaulois soient défait par l’armée de Caeré, une ville voisine de Rome qui lui restituera la rançon

Quoi qu’il en soit, Brennus et de nombreux guerriers réussiront à fuir en Italie du Nord où le chef de guerre gaulois mourra.

L’histoire de Brennus amputée de la partie concernant sa défaite sera réutilisée par Napoléon III dans le cadre de la glorification des gaulois mise en place pour alimenter le roman national.

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